11 mars 2026
En vue des élections municipales des 15 et 22 mars prochains, sept candidats sont officiellement déclarés à Colmar. Gilles Schaffar se présente devant les électeurs colmariens sous l'étiquette de Lutte ouvrière. Déjà candidat par le passé aux élections régionales, législatives et municipales, il inscrit cette nouvelle campagne dans un engagement centré sur la « défense des travailleurs ».
Pour Gilles Schaffar, cette candidature s'inscrit dans une dynamique nationale : près de 280 listes Lutte ouvrière seraient engagées dans différentes communes en France. L'objectif du candidat est d'offrir aux travailleurs « qui n'ont que leur salaire pour vivre » la possibilité d'exprimer « leur colère » face au fonctionnement de la société « capitaliste ». Il revendique une candidature de « camp », face à ce qu'il décrit comme les intérêts des grandes entreprises et des « plus riches ».
La liste de Gilles Schaffar reflète son ambition. Cette dernière est composée exclusivement de travailleurs issus de divers secteurs professionnels : cuisinières, moniteur d'atelier, soudeuse, travailleur social, peintre, aide-soignante, agent polyvalent ou encore chauffeur poids lourd. Pour le candidat, cette composition illustre « la réalité de la majorité de la population ».
Dans son analyse de la situation locale, Gilles Schaffar met en avant les difficultés rencontrées dans les écoles et les hôpitaux, estimant que « la détérioration des services publics touche en priorité les classes populaires, qui n'ont pas les moyens de se tourner vers le privé ». Au conseil municipal, d'éventuels élus Lutte ouvrirère auraient pour rôle, selon lui, de rappeler systématiquement la situation des travailleurs et de défendre « une autre utilisation de l'argent public ». Le candidat critique notamment les aides aux entreprises qu'il juge excessives. Ce dernier cite par exemple la cession d'un terrain municipal à l'entreprise Liebherr, vendue 1,8 millions d'euros par la Ville alors qu'il estime que le prix du marché aurait été nettement supérieur.
Interrogé sur la multiplication des listes à gauche, Gilles Schaffar prend ses distances avec cette classification politique. Il affirme ne pas se reconnaître dans l'étiquette, préférant opposer deux camps : « celui des travailleurs et celui des plus riches ». Le candidat adresse un message direct aux « travailleurs colmariens » : selon lui, ils ont la possibilité de voter pour des candidats issus de leur propre « milieu social » et « défendant explicitement leurs intérêts ».
1. Gilles Schaffar (enseignant) ; 2. Sevgi Lort (cuisinière) ; 3. Huseyïn Karaduman (moniteur d'atelier) ; 4. Christine Edmond (soudeuse câbleuse) ; 5. Pascal Sax (travailleur social) ; 6. Halima Khatiri (vendeuse) ; 7. William Langer (peintre industriel) ; 8. Snjezana Maricic (aide-soignante) ; 9. Thierry Schuster (ouvrier de l'automobile) ; 10. Fidan Colak (employée de ménage) ; 11. Samuel Manyanga (peintre) ; 12. Fatima Djebbari (aide-soignante) ; 13. Sami Karaduman (agent d'entretien) ; 14. Jacqueline Ott (agente d'entretien) ; 15. Mourad Chebbah (ouvrier cariste magasinier) ; 16. Valérie Simon (cuisinière) ; 17. Dylan Tasler (agent polyvalent) ; 18. Sandra Zannier (agente administrative) ; 19. Yilmaz Gures (chauffeur poids lourd) ; 20. Nadia Kiener (agente d'entretien) ; 21. Thierry Flecksteiner (ouvrier) ; 22. Jessica Stuck Cristofano (apprentie pâtissière) ; 23. Ugo Alviani (agent de sécurité) ; 24. Rihana Didi (hôtesse de l'air) ; 25. Vincent Tschudy (paysagiste) ; 26. Ilda Sabovic (agent de nettoyage) ; 27. Okkes Colak (maçon) ; 28. Michèle Delhaye (ancienne bouchère) ; 29. Emmanuel Daniel (moniteur d'atelier) ; 30. Nazik Avcioglu (mère au foyer) ; 31. Michel Ritz (sans emploi) ; 32. Camilia Benyahia (secrétaire médicale) ; 33. Mustafa Korkmaz (restaurateur) ; 34. Monia Bodein (sans emploi) ; 35. Julien Schell (sans emploi) ; 36. Myriam Trevisan (secrétaire de direction) ; 37. Mikael Erdogmus (électricien) ; 38. Aurore Diaz (femme au foyer) ; 39. Philippe Olier (ouvrier) ; 40. Jacqueline Kindelberg (employée de service) ; 41. Christophe Niang (travailleur social) ; 42. Léa Güldü (vendeuse) ; 43. Yves Marciano (commerçant) ; 44. Angélique Leppert (vendeuse) ; 45. Bernard Bartholomé (employé de restauration) ; 46. Ozgur Baser (sans emploi) ; 47. Antoine Jäger (retraité) ; 48. Anaïs Reinders (animatrice périscolaire) ; 49. Antonio Quijada (plombier)
Retrouvez également les entretiens de Bruno Deltour, Flavien Ancely-Frey, Eric Straumann, Nathalie Aubert, Yves Hemedinger et Frédéric Hilbert.
Propos recueillis par Anaïs Follenius / © Crédit photo : Document remis

