Canton de Sélestat : Muriel Braun et Denis Digel s’engagent pour la proximité


15 juin 2021

Denis Digel et Muriel Braun, vous vous présentez aux élections départementales dans le canton de Sélestat avec votre équipe « L’Alsace au cœur ». Vous vous revendiquez candidats de la proximité. Pour cela, quelles actions souhaiteriez-vous mener si vous êtes élus ?


Denis Digel :
Effectivement, on est les candidats de la proximité. On vit, on travaille, on a grandi sur ce canton. Je suis très impliqué dans la filière agricole. Nos engagements sont simples. On a fait le tour du canton, on a rencontré beaucoup d’élus. Ils nous demandent de la proximité. On va répondre à cette proximité et on s’engage à venir rencontrer une fois par an les élus du canton, dans leur conseil municipal, au cœur du réacteur de chaque commune. On s’engage aussi à siéger au sein des conseils d’administration des Ehpad, qui dépendent du département. C’est là qu’il faut être, pareil pour les collèges. Il y a eu trop d’absence de la part des élus sortants.


Parmi les compétences de la Collectivité européenne d’Alsace (CEA), il y a également la problématique des séniors. Un sujet que vous connaissez très bien, Muriel Braun, par votre profession. Que souhaiteriez-vous y apporter ?


Muriel Braun :
Il faut valoriser le grand âge et il faut favoriser le maintien à domicile afin que nos personnes âgées puissent mieux vivre. Il faut améliorer leur logement en favorisant leur rénovation et l’habilitation, les rampes d’accès, les douches aménagées et les monte-charge. Il faut pour cela simplifier toutes les démarches administratives qui sont pour l’instant très compliquées et longues. Il faut avoir des outils de communication qui doivent être beaucoup plus simples et faciles à comprendre pour les personnes âgées et les familles. Pour maintenir les personnes âgées à domicile, il faut aussi avoir du personnel formé. Il faut revaloriser l’image des métiers d’aide à domicile par une revalorisation financière et une revalorisation de la formation. On pourrait créer des filières d’excellence sur ces métiers et les métiers du domaine socio-médical en Centre-Alsace. On peut aussi s’orienter vers le mieux manger pour nos personnes âgées, qui sont souvent dénutries et qui ne s’alimentent pas correctement, en favorisant le Silver Fourchette qui promet une alimentation gourmande, durable, adaptée et équilibrée pour nos séniors. Le maintien à domicile reviendra également moins cher que l’Ehpad au niveau de la société. Ça créera des emplois et ça permettra aux personnes âgées de vivre dignement.  


Favoriser l’insertion des jeunes dans le monde du travail fait également partie de votre programme.


Denis Digel :
L’insertion fait partie des compétences de la CEA, évidemment cela fait partie de notre programme. Je suis entrepreneur, Muriel fait aussi partie du milieu de l’entreprise, même médical. L’insertion est importante pour les jeunes et les personnes éloignées du travail. Il faut créer plus de passerelles entre le monde de l’insertion et le monde de l’entreprise. Les passerelles aujourd’hui n’existent pas ou sont très faibles. Il y a matière à travailler là-dessus. Pour l’apprentissage, cela se décide au collège et c’est au collège qu’il faut mieux orienter les jeunes pour les métiers manuels et d’apprentissage. La filière apprentissage doit être beaucoup plus valorisée. L’apprentissage c’est l’avenir du travail, c’est l’avenir de nos jeunes.

Muriel Braun : Il faudrait donner de la visibilité à ces jeunes en leur permettant de faire des stages de découverte dès la 4ème, pour qu’ils sachent où s’orienter dans l’avenir.


Un dernier point, qui s’oriente plus vers la nature et l’écologie, où vous avez plusieurs propositions variées.


Muriel Braun : Après avoir rencontré plusieurs élus, leur demande est plutôt orientée vers le développement des pistes cyclables, qui ne sont pas encore développées dans tous les secteurs du Grand Ried.

Denis Digel : Derrière tout ça il y a aussi l’éco-mobilité. Il y a évidemment le réseau de pistes cyclables mais il y a aussi le transport public. Aujourd’hui on a plusieurs réseaux sur le territoire qui ne marchent pas ensemble. On a le réseau de Transport Intercommunal de Sélestat, le réseau Fluo, le réseau TER. Chacun roule chez soi, il y a une mutualisation à chercher. Si on mutualise, on rationnalisera les moyens pour mieux transporter les gens. Après il y a aussi l’environnement. Je suis un spécialiste des circuits courts, je pense qu’il faut créer plus de lien entre les producteurs et les consommateurs, mais aussi entre les collèges et les Ehpad qui cuisinent. Il faut mieux valoriser les filières locales à ce niveau-là. On parle aussi souvent de cette fameuse écotaxe. Je pense qu’il faut aujourd’hui la mettre en place. La CEA a la compétence du transport. Cette taxe poids-lourds, il faut évidemment ne pas la mettre en place pour le réseau local, mais pour le transit.


Toujours dans le domaine de l’environnement, vous voulez également favoriser le slow-tourisme.


Denis Digel : On a un beau territoire, on est le territoire du Slow Up, profitons-en. Favorisons le slow-tourisme, le tourisme de proximité. On voit aujourd’hui son importance avec la crise du covid, alors développons-le. Il y a la route du vin, le Grand Ried, le canal, … On a beaucoup d’atouts. Il faut les valoriser et créer de la synergie pour développer le tourisme de proximité, le tourisme à bicyclette et le tourisme fluvial. Il y a pas mal d’idées à développer.


Propos recueillis par Solène Martin / © Crédit photo : Document remis