Les 15 et 22 mars prochains, les électeurs d'Ingersheim auront le choix entre deux visions pour leur commune. D'un côté, Denise Stoecklé, maire sortante et vice-présidente de Colmar Agglomération, brigue un second mandat fort de six années d'expérience et d'une équipe largement reconduite. De l'autre, Florian Picavet propose une alternative axée sur la famille, la culture et la redynamisation du centre-ville.
Denise Stoecklé, une candidate « attachée à sa commune »
Florian Picavet, un candidat à « l'esprit familial »
Denise Stoecklé, une candidate « attachée à sa commune »
Première femme maire d'Ingersheim depuis 2020, Denise Stoecklé sollicite un nouveau mandat. Vice-présidente de Colmar Agglomération, elle se présente avec une liste largement reconduite, enrichie de nouveaux membres venus spontanément rejoindre l'équipe. C'est en 2019 qu'elle avait été sollicitée pour prendre la tête de la liste de Mathieu Thomann. Pour ce nouveau mandat, le soutien et les encouragements de son équipe ont été déterminants dans son souhait de se représenter. La liste de 27 personnes compte 9 nouveaux visages, hommes et femmes, venus spontanément proposer leur engagement. Un signe, selon la maire, de l'« attractivité du projet municipal ».
Un premier mandat enrichissant
Denise Stoecklé garde un excellent souvenir de ses six premières années à la tête de la commune. Elle salue particulièrement la collaboration avec le personnel administratif et technique, qu'elle décrit comme « disponible, engagé et dévoué », ainsi que le travail de ses adjoints et conseillers municipaux. Parmi les réalisations marquantes du mandat, la restructuration de la mairie constitue le projet phare, tant par son importance que par son coût. Deux voiries ont également été refaites et la cour de l'école maternelle a été réaménagée.
Pour le prochain mandat, l'agrandissement de l'accueil périscolaire figure en tête des priorités. Contrairement aux élections municipales de 2020, où elle était la seule candidate, Denise Stoecklé fait face à une seconde liste. Loin d'y voir une menace, elle y voit une « bonne chose pour la démocratie » et une « motivation supplémentaire » pour les habitants à se rendre aux urnes. En 2020, le contexte de la pandémie et l'absence d'alernative n'avaient pas favorisé la mobilisation électorale.
Installée à Ingersheim depuis 49 ans, Denise Stoecklé se dit « profondément attachée à la commune ». Elle insiste sur sa disponibilité et son écoute, une approche de proximité qu'elle entend bien poursuivre si les électeurs lui renouvellent leur confiance.
Florian Picavet, un candidat à « l'esprit familial »
Florian Picavet, qui a déclaré sa candidature en septembre dernier, entend proposer une alternative à l'équipe municipale en place. Installé à Ingersheim depuis 2017, ce père de trois enfants originaires des Hautes-Alpes fait de la famille, de la culture et du dynamisme du centre-ville les pilliers de son projet. A 40 ans, il s'engage pour la première fois en politique avec une liste citoyenne qu'il veut « représentative de la population ». C'est en 2020, face à l'absence d'alternative électorale, que germe l'idée de s'engager pour Florian Picavet. Six ans plus tard, le constat reste le même : si la gestion financière de la commune est saine et le travail de la municipalité reconnu, il manque selon lui un « souffle nouveau ». Le candidat pointe notamment un déficit de jeunesse, de dynamisme et de réponses concrètes aux besoins des familles.
Le programme s'articule autour de trois priorités. Le soutien aux familles figure en tête, avec notamment la création d'un relais petite enfance, l'amélioration des espaces de loisirs pour tous les âges et des solutions en matière de périscolaire. Ensuite, Florian Picavet évoque la redynamisation du centre-ville via l'instauration d'un marché hebdomadaire, la programmation régulière d'activités culturelles, la création d'un café citoyen et d'un espace culturel dédié à la musique et à la lecture. Enfin, le candidat souhaite améliorer le cadre de vie et la sécurité, avec l'objectif que « chaque habitant se sente bien dans son environnement ».
Une liste « aux profils variés »
« Quand j'ai annoncé ma candidature, de nombreuses personnes m'ont spontanément contacté », explique Florian Picavet. Ce qui lui a permis de constituer une liste qu'il qualifie de représentative. « Une psychologue, une magistrate, une mère au foyer en situation de handicap, des résidents du centre mais aussi des quartiers périphériques, la diversité des profils doit permettre à chacun de se reconnaître dans cette équipe », ajoute ce dernier. La liste, presque complète, reste ouverte aux bonnes volontés.
Florian Picavet souhaite incarner une approche fondée sur la concertation, le dialogue et la communication. Parmi ses premières mesures figure l'instauration de permanences sans rendez-vous à la mairie.
Propos recueillis par Anaïs Follenius / © Anaïs Follenius