Une autre vie s'invente ici

D'avril à décembre 2022, les radios associatives situées sur le territoire du Parc naturel régional des Ballons des Vosges diffuseront la cinquième édition des chroniques radiophoniques « Une autre vie s’invente ici ». Azur FM, Cocktail FM, Résonance FM et Radio des Ballons invitent leurs auditeurs à découvrir les actions innovantes et solidaires qui participent aux changements de demain !

  1. 1. Corne et Carotte, le magasin de producteurs qui dépote
  2. 2. Les gouttes d'eau du val d'argent
  3. 3. L'association Nigloo : une alternative économique et écologique avec l’installation, l’entretien et la location de toilettes sèches
  4. 4. Velcorex : un fabricant de tissus basé en Alsace qui lutte pour une industrie textile vertueuse
  5. 5. Emission : comment créer de la richesse à partir de vos déchets !
  6. 6. Le PETR du pays Rhin-Vignoble Grand Ballon s’intéresse à la question de la résilience alimentaire
  7. 7. Munster trail
  8. 8. O!Buro : Un espace de travail partagé dans la Vallée de Munster

1 - A Sainte-Marie-aux-Mines, Corne et Carotte, le magasin de producteurs qui dépote

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Corne et Carotte, c’est un magasin de producteur, Violette, qui existe depuis 2017 à Sainte-Marie-aux-Mines. Pouvez-vous présenter ce magasin ?

Le magasin de producteurs Corne et Carotte a commencé en 2014, sous l'impulsion d’Ecoparc et a vu le jour en fin 2018. Donc c'est un magasin de producteurs, donc ce n'est pas une épicerie, ce n'est pas un grand magasin, c'est un magasin de producteurs. Ça sous-entend que les produits que vous allez trouver, sont des produits paysans, pour la plupart qui proviennent d'associés du magasin. Et ce que ça veut surtout dire, c'est que, lors de l'ouverture de ce magasin, ce sont des producteurs qui vont tenir les ouvertures. Et on est épaulé aujourd'hui par une salariée, mais il y a toujours un producteur dans le magasin et ça c'est une donnée très importante. Donc il n'y a pas d'intermédiaire. On est effectivement six producteurs aujourd'hui.

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 Comment est né ce projet ? Qu'elle était l’envie qu'il y avait derrière et qu’est est le but de ce projet ?

Alors, ce projet est né suite à une rencontre multi-acteurs sous l'impulsion d’Ecoparc. On s'est dit que ce serait intéressant de faire un magasin de producteurs dans le Val d'Argent. Et de réunions en réunions, on a monté ce magasin. On a commencé le magasin, nous étions dix associés. Aujourd'hui, comme dit, nous sommes plus que six, pour le moment, en tout cas. L'objectif de ce magasin, c'est vraiment de mettre en valeur ces produits paysans, de permettre au Val d'Argent d'avoir accès à ces produits au même endroit, d'avoir un lien avec le producteur. Mais c'est également, pour nous paysans, d'avoir le lien direct avec les consomm’acteurs.

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Quels sont les produits que l’on va pouvoir retrouver ? C'est très varié, on peut quasiment faire les courses pour toute la semaine, hors certains produits que vous ne proposez pas. Parce que l'importance, c'est que ce soient des produits locaux, essentiellement, voire ultra locaux.

Exactement ! On y trouvera donc les produits qu'on peut produire ici et de saison. Donc il n'y aura pas de tomates en hiver, pas de fraises non plus. Il y aura également les aléas des difficultés de production que peuvent avoir les uns et les autres. Donc vous êtes vraiment dans la réalité de ce qui peut être produit sur votre territoire. 

On va avoir de tout, ça va être du bio, du conventionnel, différentes gammes de produits sur des mêmes produits, par exemple ?

Absolument ! Certains produits seront en bio, d'autre ne le seront pas. Vous pouvez avoir les mêmes produits, une fois bio, une fois non bio. Vous pourrez également avoir les mêmes produits en bio mais sur des gammes différentes, sur des gammes complémentaires.

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Quels vont être les objectifs futurs de cette boutique Corne et Carotte ? Est-ce que l'objectif va-t-être de grandir ? De réduire la voilure ? D'avoir plus de dynamisme, pour aller vers justement vers ces consom'acteurs ?

Aujourd'hui, on a la chance d'avoir un certain nombre de clients vraiment formidables, qui nous ont suivis depuis le début, malgré les difficultés qu'on a pu avoir. Il y a eu de grosses difficultés avec notre caisse en l'occurrence, qui nous a beaucoup handicapés. Aujourd'hui on repart et on va chercher à élargir la gamme dans ce magasin. On va chercher à satisfaire d'autant plus nos clients et justement, à faire en sorte que les consomm’acteurs soient plus présent. Qu'on soit le plus possible à leur écoute. Et également à étendre nos horaires d'ouverture, si on sent que le besoin est là.

Corne et Carotte

RN59, 1 Sur les Prés, 68160 Sainte-Marie-aux-Mines

Tel : 03 89 71 91 30

Mail : contact@corneetcarotte.fr

Horaires d'ouverture : Vendredi 15h -18h45 / Samedi 8h30 - 12h

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2. Les gouttes d'eau du val d'Argent

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Nous allons parler de mobilité douce avec un projet original, issu d'un collectif de citoyens en Val d'Argent : les gouttes d'eau du Val d'Argent. Jean-Pierre Hestin, avec votre équipe vous avez le projet de créer un vélo-bus, un véhicule léger capable de transporter jusqu'à 9 personnes avec une assistance électrique. D'où vous est venue cette idée ? 

L'idée originale vient du constat d'un transport entre deux sites scolaires. Transport qui se faisait avec des gros bus de 45 places qui transportent une dizaine d'enfants sur 2 km, le matin, le midi et le soir. On s'était dit à l'époque ''c'est quand même dommage de faire ce transport avec ce type de mobilité. Est-ce qu'on ne peut pas imaginer une mobilité un peu plus douce ?''

En quoi ça consiste ? C'est un vélo mais un grand vélo ? 

Alors c'est un véhicule original, innovant et léger puisque il ne doit pas dépasser 200 kg. Il permettra de transporter jusqu'à 9 personnes dont 6 pourront pédaler. C'est un vélo à assistance électrique et qui sera totalement carrossé et équipé de tous les équipements de sécurité d'un véhicule normal, circulant sur une route normale, qui pourra circuler à la fois sur une petite route départementale et sur les pistes cyclables.

On peut le rappeler, c'est un produit local qui est en cours de production actuellement, à quelques kilomètres seulement d'ici...

Ça nous y tenions particulièrement mais ça a été assez facile parce que c'est un projet totalement innovant qui n'existe nulle part ailleurs et nous avons trouvé un constructeur à Badonviller qui construit déjà des véhicules innovants.

Vous avez dû réunir 25 000€ pour mener à terme ce projet. Un vélo-bus qui devrait donc sortir de production à l'été, quelle est l'application ? 

Elle est double pour nous. C'est de proposer à toutes les entités de Centre Alsace qui en auraient envie de l'expérimenter, de proposer un prototype qu'elles mettront en oeuvre selon l'usage qu'elles voudront. L'idée c'est de le faire évoluer et puis c'est aussi de faire rouler ce type de véhicule pour montrer que ce type de mobilité douce est possible sur notre territoire en remplacement des mobilités carbonées.

Un projet qui pourrait bien être étendu à l'ensemble du Centre Alsace, de Sainte-Marie-aux-Mines jusqu'à Marckolsheim en passant par Sélestat, vous avez le projet d'augmenter l'autonomie de ce vélo-bus

Absolument ! Aujourd'hui il est plutôt de 50 km pour une charge. L'idée est d'augmenter son autonomie en lui adjoignant un pack hydrogène qui pourrait augmenter cette autonomie jusqu'à 150 km.

Pour ajouter l'hydrogène, vous avez fait le choix de lancer un nouvel appel aux dons

Maintenant pour aller un peu plus loin nous lançons un nouvel appel à financement participatif citoyen pour financer le pack hydrogène

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3. L'association Nigloo : une alternative économique et écologique avec l’installation, l’entretien et la location de toilettes sèches

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Je suis avec Jérémy SIMON et Sarah BACH, vous êtes tous les deux membres de l'association Nigloo. C'est une association créée en 2013 et très connue pour la mise en place de toilettes sèches lors d'événements en Grand Est. Une association qui a plusieurs cordes à son arc...

La création de l'association avait pour but de créer un lieu de mutualisation, de partage de connaissances, de compétences, d'espace et d'outils pour permettre à diverses associations, à des particuliers, de développer leur activité et de s'entraider pour faire avancer toutes les compétences de chacun.

C'est un service qui a été primé par Eco parc. C'est ce service qui finance aujourd'hui votre association. En quoi ça consiste ? 

Depuis 2013 nous louons des toilettes sèches pour les événements (festifs, sportifs, pour les communes, pour les institutions) ce qui permet de financer toutes les activités de l'association. Nous nous autofinançons depuis le début.

Des exemples

Nous avons fait le Summer Vibration et le corso fleuri à Sélestat. Sur Strasbourg y a le Pelpass festival, le trail des marcaires dans la vallée de Munster, dans le Sundgau le festival de la Baro, le watts a bar sur Metz, sur les événements de Moselle Arts Vivants, à Langres le chien à plumes, 

A force d'expériences, tous les deux vous avez décidé de créer une entreprise de l'économie sociale et solidaire. Quel va être l'objet social ?  Toujours ces toilettes sèches ou peut-être une évolution ? 

Nous allons continuer sur la location de toilettes sèches avec notre flotte de 50 toilettes et nous allons mettre en place de la vente de toilettes sèches pour les particuliers, les communautés de communes, les structures privées. Nous travaillons beaucoup sur la revalorisation des déchets. C'est par exemple l'urine qui va être transformée en engrais. Nous allons mettre en place des unités de méthanisation grâce aux matières fécales.

En conclusion, présentez nous vos nouveaux projets

Aujourd'hui ce que l'on cherche vraiment c'est de trouver un lieu où l'on va pouvoir rassembler tout ça, que ce soit au niveau de l'habitat, au niveau des ateliers, au niveau du stockage. Essayer de fédérer tout ça encore plus et de continuer dans ce sens-là

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4. Velcorex : un fabricant de tissus basé en Alsace qui lutte pour une industrie textile vertueuse

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L’industrie, un secteur souvent décrié pour son impact environnemental. Aujourd’hui on va en parler d’industrie avec Velcorex, un fabricant de tissus basé en Alsace. Monsieur Schmitt, l’industrie textile est-elle finalement toujours génératrice de pollution ? 

Pas du tout, puisque nous avons une entreprise aujourd’hui qui est exemplaire dans le domaine de la pollution, puisque en fait nous avons notre propre station d’épuration que nous gérons nous-mêmes. Je rappelle que les effluents de la station sont déversés dans la Thur, une très belle rivière où se trouvent des truites. Comme chacun le sait, la truite est très sensible à la pollution. C’est la preuve que nous ne polluons pas. En plus de ça, nous utilisons de plus en plus de matériaux qui sont développés sur le territoire, notamment le lin, puisque nous avons notre propre filature. Nous voulons absolument devenir indépendants par rapport au coton qui pollue toute la planète à travers les pesticides et surtout à travers la consommation d’eau qui est exorbitante. Je rappelle que nous avons développé un jean en lin.  

Tout à l’heure, vous nous avez parlés d’une station d’épuration. C’est une station intégrée ?  

Elle est directement accolée à l’entreprise. Nous l’avons reprise justement pour maîtriser totalement nos effluents. On a une équipe qui est responsable de cette station et on a à cœur qu’elle soit exemplaire sur le plan du traitement des eaux.  

Vous avez des projets de développement autour de cette station ?  

Absolument, cette station a une capacité qui est plus grande que celle qu’on utilise. Donc le projet effectivement, ce serait de développer une station de lavage de la laine, puisque la laine est un grand gâchis. Sur l’est, vous avez plusieurs milliers de tonnes de laine qui partent dans le meilleur des cas en Belgique pour être lavées et le transport coûte plus cher que le prix du lavage. C’est complètement aberrant. Donc on a la possibilité de mettre en place une station de lavage de la laine qui nous permettrait aussi de traiter les effluents. Parce que vous avez beaucoup de déchets. Vous avez pratiquement 50 % de déchets quand vous lavez la laine. Ces effluents pourraient nous servir également de combustible pour une station de méthanisation. Les déchets de la laine ont un pouvoir de production de méthane très important. Donc on pourrait effectivement greffer sur cette station une station de méthanisation et ça aurait beaucoup de sens.  

Pour Velcorex et plus généralement pour l’industrie textile, quel est l’avenir ?  

Écoutez, je pense qu’aujourd’hui on assiste à une véritable révolution. Nous sommes aujourd’hui dans une profonde mutation technologique. L’industrie textile aujourd’hui, les nouveaux matériaux, puisqu’on parle du lin, vont devenir le moteur de la révolution écologique dans tout le monde parle. Il faut bien, à un moment donné, remplacer les dérivés du pétrole. Le lin et le chanvre ont la capacité de les remplacer. Nous sommes depuis quelques années, en plein développement autour de ces matériaux et là, on est extrêmement bien placé puisqu’en France on a tout. On a ces matières premières, puisque la France produits les trois quarts du lin mondial, une très grande quantité aussi de chanvre. Demain on peut aussi exploiter l’ortie. Aujourd’hui, on a un écosystème autour de Mulhouse qui va nous permettre de faire de Mulhouse une plate-forme d’excellence pour le traitement des biomatériaux et de permettre à la France de devenir un acteur leader autour des matériaux biosourcés du futur. 

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5. Emission : comment créer de la richesse à partir de vos déchets !

Émission spéciale consacrée à l’économie circulaire. Si ce thème vous parle, ou si vous êtes juste curieux, dans ce podcast, on vous dira tout. Une coproduction des radios Azur FM, Résonnance, Cocktail et Radio des Ballons, avec le soutien du Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges

Partie 1. Le déchet peut-il devenir une matière première ou un produit fini ?  (20 minutes  - animé par Cocktail FM & Résonance FM)

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- Damien L'Huillier,  Chambre agriculture – Vosges (Pilote Energie – Grand Est) (traitement des déchets et méthanisation)

- Frédéric Debert, de l'entreprise Perrin Fers et métaux de Saulxures sur Moselotte (ex : déconstruction de voitures, produits électriques, récupération d'électroménagers)

- Didier Gogniat, Tout en Carton (réutilisation à l'infini du carton) 

          

Partie 2. Transformer, réparer pour ne pas jeter ! (20 minutes  - animée par Azur FM & Radio des Ballons)

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- Vincent Muller, directeur adjoint d'Emmaüs Centre Alsace  (collecte, transforme, accompagnement social des travailleurs, réparation, couture, prêt de gobelets et nettoyage) 

- Caroline Reys, Repair Café du Hahnenberg (autoréparation) 

- Dominique Hantz, Association Ballast (recyclage et autoréparation de vélos)

Conclusion : l'économie circulaire est vitale ! (2 minutes)
Michel Hutt, auteur du livre « les recycleurs »

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6. Le PETR du pays Rhin-Vignoble Grand Ballon s’intéresse à la question de la résilience alimentaire

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Nous allons parler de résilience alimentaire avec Alain Berton qui termine un stage de deux ans au Pôle d’Équilibre Territoriale et Rurale, le PETR, du pays Rhin Vignoble Grand Ballon. Avant toute chose, qu’est-ce que c’est la résilience alimentaire ?

Elle questionne les conditions d’accès pour la population à une alimentation suffisante en quantité, adaptée en qualité sanitaire et nutritionnelle et accessible à tous aussi. C’est-à-dire qu’on prend en compte dans cette définition les capacités économiques ou d’accès physique de chacun à cette alimentation.

Pendant vos six premiers mois au PETR, vous avez fait un diagnostic de la résilience alimentaire dans la vallée de Guebwiller. Qu’est-ce que vous avez pu observer ?

Je me suis concentré sur les circuits alimentaires courts de proximité. C’est-à-dire, ces producteurs qui font soit de la vente directe, soit au sein d’une AMAP (Alimentation pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne). J’ai pu constater qu’effectivement il existe déjà des filières d’alimentation courtes avec des circuits de distribution et même des systèmes de commandes sur internet. Des choses qui fonctionnent. Souvent j’ai vu des producteurs qui n’ont aucune difficulté pour écouler leur production et qui sont même, je dirais presque, à tirer la jambe pour pouvoir fréquenter les marchés parce qu’ils ont déjà beaucoup de possibilités pour vendre leur production.

L’idée du PETR, c’est donc de rapprocher les producteurs et les consommateurs. Est-ce qu’il y a des leviers pour tendre vers cet objectif ?  

Oui, la question du foncier est importante puisque bien entendu, le territoire rural ou semi-rural du PETR comprend beaucoup de surfaces agricoles qui sont cultivées c’est certain, mais souvent pour des productions alimentaires qui sont destinées aux marchés nationaux ou internationaux. La population elle-même va se nourrir avec ce qu’elle trouve dans les supermarchés qui sont des produits souvent issus de filières longues. Pour permettre l’installation soit de maraîchers, soit de petits éleveurs qui destineraient leur activité à la production alimentaire pour le marché local, on recherchait effectivement des terrains délaissés ou des petites parcelles qui ne grèveraient pas énormément les grandes productions mais qui feraient la différence en termes de qualité de produits qu’on pourrait mettre à disposition de la population.

Est-ce qu’il y a peut-être d’autres pistes pour toucher du doigt cette résilience alimentaire ? 

Oui, on est parti effectivement sur la problématique des marchés, surtout sur celui du mardi à Guebwiller qui connaît des difficultés et les pistes sont peut-être celles qui concernent le renseignement du consommateur. Essayer d’amener des personnes qui ne sont pas habituées des marchés à les fréquenter parce qu’ils reconnaissent un étiquetage, savent d’où viennent les produits et quels sont les producteurs.

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7. Munster trail

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Une manifestation sportive qui respecte son territoire, ça existe ? Aujourd’hui, nous allons parler de trail et, plus précisément, du Munster Trail. Jean-François Bombenger, vous êtes l’organisateur du Munster Trail, un évènement sportif incontournable de la Vallée de Munster. Cette année, il se tiendra le vendredi 30 septembre et le samedi 1er octobre. Ce sont 4 courses, dans un paysage à couper le souffle. Pouvez-vous nous parler un peu plus de cet évènement, pourquoi organiser un trail dans la Vallée de Munster ?

Le Munster Trail a vu son origine, lorsqu’on voit les circuits de randonnée les plus mythique d’Europe, comme le tour du Val-d’Aoste, comme le tour du Mont-Blanc, qui ont chacun leur déclinaison en trail. On s’est dit : c’est vrai que le tour de la Vallée de Munster ce serait quelque chose à faire en randonnée, mais aussi en trail. On s’est dit que ce serait chouette de faire découvrir à des trailers les points les plus mythiques de la vallée de Munster, en partant de Munster et passer par les stations de ski, les auberges et de faire le tour entier, de revenir à Munster 100 km après.

La particularité du Munster Trail est son accord avec le territoire. Vous en mettez en avant plusieurs acteurs. Comment avez-vous réussi ce tour de force ?

On s’est inspirés de ce qu’on voit ailleurs. On se dit que le trail, ce n’est pas que du sport, que rencontrer les acteurs locaux pendant son trail, c’est un enrichissement aussi humain et culturel. Donc l’idée était vraiment d’être au plus près des stations de ski notamment, qui sont les acteurs fort de la vallée, qui, certainement un moment donné, vont aussi basculer vers le trail. Par exemple, le restaurant Le Panoramic nous propose un ravitaillement en son sein, nous prépare des bretzels. Le trailer qui passe là, ça peut lui donner l’envie de revenir après, venir skier en famille, de venir au restaurant Le Panoramic.

Vous accueillez 1200 coureurs, mais aussi des spectateurs, souvent randonneurs, qui aiment la nature. Et justement, le Munster Train est aussi partenaire du programme Quiétude Attitude. Un programme qui a pour objectif de faire connaître au public l’existences de zones de quiétude pour la faune sauvage et présenter les bons réflexes à adopter dans ce milieu naturel. Qu’avez-vous mis en place dans cette optique ?

C’est assez facile de convaincre des coureurs quand même, dans le sens où un coureur aime être en nature. Donc je donne souvent l’exemple : un coureur est silencieux en montagne. C’est d’ailleurs une des choses qui sont très importantes pour la faune, surtout la nuit. Si on regarde le programme Quiétude, il y a aucune concession à faire. La fan zone avait lieu au Tanney à l’époque, on a décidé de la déplacer à Soultzeren pour avoir moins d’impact au niveau de la faune.

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O!Buro : Un espace de travail partagé dans la Vallée de Munster 

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Je suis aujourd’hui avec Dominique Rivière qui fait partie du collectif tiers-lieu Munster qui s'occupe de la gestion de O!Buro, un espace de travail partagé. Pour commencer, qu’est-ce que c’est un tiers-lieu ?  

C’est un lieu qui se situe à l’interface entre son domicile et l’espace où l’on travaille habituellement. C’est des lieux qui sont partagés et qui souvent recouvrent de nombreuses activités différentes et accueillent des personnes qui vont pouvoir se poser là pour y travailler, pour y mener des activités et interagir entre eux aussi. C’est souvent des lieux très riches, vivants et qui permettent de créer une dynamique et une motivation particulière. Ça peut être un espace de Coworking mais il peut y avoir aussi d’autres activités qui sont proposées sur les mêmes sites.  

Et justement, « O’buro » est un de ces tiers-lieux qui est situé dans la vallée de Munster. Comment a germé l’idée d’un site comme celui-là ?  

Le collectif tiers-lieux Munster s’est formé pour pouvoir apporter une réponse spécifique dans cette vallée de munster qui comprend un grand nombre de professionnels indépendants et de porteurs de projets en création d’activité. Des personnes qui effectivement, ont le souhait de pouvoir partager différemment leur vie professionnelle et retrouver finalement des collègues avec lesquels partager des moments et partager éventuellement des compétences. Donc on a créé finalement ce lieu qui pour l’instant est essentiellement un espace de Coworking mais dans lequel on apporte petit à petit des animations, des ateliers où peuvent se faire des formations qui vont venir en appui des usagers de ce site.  

Est-ce que cela représente un avantage pour une collectivité d’avoir un tiers-lieu ou un espace de coworking sur son territoire ?  

C’est certainement un facteur important pour pouvoir décider des personnes à venir s’installer en zone rurale. Lorsqu’ils sont un peu éloignés des centres urbains, ça peut parfois faire un petit peu peur cette sensation d’isolement qui est une réalité vécue par beaucoup de travailleurs indépendants ou d’entrepreneurs de la vallée. C’est d’ailleurs à partir de ces besoins et de ces témoignages que nous avons imaginé ce projet. Donc oui c’est un facteur dynamisant, d’autant plus que nous allons progressivement mettre en place un certain nombre d’animations et d’ateliers pour pouvoir servir de lien finalement entre les différentes entreprises de la vallée et les entrepreneurs. Nous travaillons là-dessus aussi avec le réseau du club des entreprises et puis des commerçants. On espère pouvoir développer ça de plus en plus.  

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